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Mon Cartable Connecté
comment fonctionne-t-il ?

Thomas Simoni de Bibliothèques Sans Frontières vous présente Mon Cartable Connecté et répond à toutes vos questions sur son fonctionnement.
 
Un mode d'emploi en image découvrir ce fabuleux outil qui permet aux enfants hospitalisés de communiquer avec leurs classes et de garder ainsi le contact malgré la maladie.
 

EN SAVOIR PLUS
  • photo Marc

    Mon Cartable Connecté traduit mon engagement pour refuser toute forme de discrimination. Il me permet aussi de remercier la communauté hospitalière mobilisée contre la souffrance et l'isolement. Avec vous, nous pourrons aller plus loin.

    Marc Lavoine - Artiste

  • photo Raymond Domenech

    Je soutiens Mon Cartable Connecté comme Homme et comme sportif. Le cartable, c´est une action utile aux enfants et aux familles. Utile à tous. Car la maladie, ce n´est pas que pour les autres. Tous ensemble, transformons l´essai.

    RAYMOND DOMENECH - Ancien sélectionneur de l´équipe de France de football

  • photo Abdel A�ssou

    La création d´un cartable numérique est le fruit d´une réflexion et d´une volonté partagées avec BSF et l´Etoile de Martin qui vise à améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. Le contact préservé avec la classe qu´autorise cet outil innovant est aussi un élément concret sur le chemin de la guérison. A l´image des initiatives soutenues par Le Collectif, le cartable crée du lien et du sens. Après la réussite du premier prototype, la deuxième phase de développement permettra à l´horizon de la rentrée scolaire 2016 d´équiper plusieurs autres établissements et, au delà, préparer une généralisation. Centré sur les cancers pédiatriques ce programme à autre un volet majeur : il vise à faire comprendre qu´on lutte aussi contre le cancer en mettant fin au silence et la peur soulevés par cette maladie. Les mots qui la nomment désignent une souffrance mais tracent aussi un chemin d´espoir et de guérison.

    ABDEL AISSOU - Président du collectif

  • photo Patrick Weil

    Bibliothèques Sans Frontières a répondu avec plaisir à l´appel de Marc Lavoine, de Raymond Domenech et d´Abdel Aissou pour s´associer à la réalisation du Cartable Connecté. Ce projet s´inscrit dans notre démarche pour la réduction des discriminations et des inégalités en matière d´éducation.

    PATRICK WEIL - Président Bibliothéques Sans Frontières

  • photo Servanne Jourdy

    Maintenir le lien de l´enfant, du jeune,avec l´environnement scolaire d´origine, avec les copains, et ce malgré la maladie et ses contraintes, un défi encore aujourd´hui...C´est sans aucune hésitation que l´Etoile de Martin s´est engagée aux côtés d´Abdel Aissou, Raymond Domenech, Marc Lavoine et Bibliothèques Sans Frontières à cet ambitieux projet. Les compétences réunies autour de ce programme, les valeurs et l´humanité qui se dégagent sont autant d´atouts pour que „Mon Cartable Connecté„ soit un bel outil, véhicule de sens et d´espoir.

    SERVANNE JOURDY - Présidente L´étoile de Martin

3 partenaires unissent leurs forces

le collectif
l'etoile de martin
bibliotheques sans frontieres
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Leur cartable : Louis Dumoulin

Leur cartable : Louis Dumoulin

Mon cartable ou la vie sauvage

C’est un grand cartable lourd et inconfortable ployant mes épaules sous 10 kilos de savoir. Je me souviens de sa pesée à la maison et du mot dans le carnet de correspondance. Mes parents se plaignent au maître, demandent qu’on partage les livres entre voisins de classe afin d’éviter une génération de scolioses provoquées par l’Éducation Nationale. Rien n’y fait, le cartable reste lourd, il dépasse de chaque côté de mon corps d’enfant fluet. Je le garde bien trop tard, jusqu’en 6 e . Tout le monde porte un sac à dos, c’est plus cool, moi j’ai mon cartable. Noir. Toujours trop grand. Avec dessus, écrite en grandes lettres oranges, l’inscription « Wild Life ». Ironie du fabricant dont je me venge à force de maltraitances. Chris Waddle, Basile Boli, Enzo Scifo pour qui je deviens, le temps d’une saison, fan de Monaco : mes idoles de pré-adolescent trouvent toutes droit de citer sur mon cartable « Wild Life ». Au tipex sur la toile noire je crée mon Panthéon d’enfant. Quand sonne la récré, vient l’heure de faire les buts pour la partie de foot. Certains sacrifient sans problème leurs vieux manteaux, moi c’est « Wild Life ». Ce poteau rectangulaire, j’en connais les rebonds capricieux. Alors, quand j’hérite du ballon en mousse grignotée par nos parties endiablés, j’aplatie la sphère sous mon pied, protège mon ballon les bras écartés, crochète, frappe… Et But ! « Wild Life » rentrant.

Louis Dumoulin - Écrivain
Auteur de : Des bleus dans les yeux ( Édition du sous sol)

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Leur cartable : Bernard Chenez

Leur cartable : Bernard Chenez

TATOUPRIS 

A peine avalée la tartine beurrée et le bol de café au lait, ma mère donnait le signal : “ Tatoupris ? ” Oui, je n'avais rien oublié. Depuis la veille au soir, mon sac d'école était prêt. On disait “ sac d'école ”, le mot cartable ne figurait pas dans notre vocabulaire familial, sans que j'en connaisse le pourquoi. Le plumier en bois à doubles tiroirs coulissant renfermait les outils nécessaires pour accomplir avec sérieux mon métier d'écolier.

Les plumes Baignol et Farjon “ Gloire De Boulogne ” n° 3 298 avaient ma préférence. Plus rondes, plus féminines que les “ Sergent Major ”, raides et dures qui justifiaient à mes yeux leur allure par trop militaire. Sur le couvercle coulissant, le mot PLUMIER était inscrit en lettres à l'anglaise que je m'efforçais, avec un certain succès, à reproduire dans mon cahier d’écriture. Cette majuscule, ces pleins et ces déliés m'ouvraient à l’esthétique. Déjà. Le livre de grammaire annonçait la dictée du mardi matin. Celui d'histoire, les leçons à apprendre, le soir, sur la table de la cuisine. Saint Louis sous son chêne, le chevalier Bayard, Jeanne d'Arc devant Orléans, Louis XIV “ qui avait trop aimé la guerre... ” habillaient mes rêveries.

J’ignorais encore qu'Epinal avait déjà récupéré toutes ces images. Dans une de ses chansons, Claude Nougaro affirme que son cartable était bourré de “ coups de poings ”. L'école primaire où je faisais mes classes étant située à six cents kilomètres plus au nord que sa ville rose, mon sac d'école ne contenait que de sages ennuis. Nulle odeur de cuir, clos par un unique fermoir en fer blanc, mon sac était en carton bouilli. Comme mes culottes courtes, il a dû finir dans une malle de grenier, avant que l'oubli, jusqu'à aujourd’hui, ne le fasse disparaître.

Bernard Chenez - Dessinateur

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