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Pourquoi les joueurs de Bordeaux portent le chat de Geluck sur leur maillot

Pourquoi les joueurs de Bordeaux portent le chat de Geluck sur leur maillot

Mon cartable - Actualités - Samedi 17 Septembre 2016


Sans sponsor depuis le début de la saison, les Girondins mettent à l'honneur le programme « Mon Cartable Connecté » lors de la rencontre Bordeaux-Angers, comptant pour la 5ème journée de Ligue 1.

Ce samedi soir, les joueurs des Girondins de Bordeaux porteront une tenue totalement inédite lors du match contre Angers (20h), comptant pour la 5ème journée de Ligue 1. Ils arboreront en effet un maillot sur lequel figurera le Chat, célèbre personnage des bandes dessinées du Belge Philippe Geluck...

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http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2016/09/17/27002-20160917ARTFIG00031-pourquoi-les-joueurs-de-bordeaux-portent-le-chat-de-geluck-sur-leur-maillot.php

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Ce samedi les Girondins de Bordeaux portent les couleurs de Mon Cartable Connecté.

Ce samedi les Girondins de Bordeaux portent les couleurs de Mon Cartable Connecté.

L'équipe - Actualités - Vendredi 16 Septembre 2016


Le FC Girondins de Bordeaux met à l’honneur le programme
« Mon Cartable Connecté » lors de la rencontre Bordeaux-Angers
 
L’équipe qui affronte Angers samedi soir portera un maillot spécial et unique floqué en soutien à « Mon Cartable Connecté », initié par l’association « Le Collectif », dont Marc Lavoine, Raymond Domenech et Abdel Aissou sont les créateurs.
 
Dans la continuité des actions sociales menées sous la bannière « Action Cœur Marine & Blanc », le Club soutient le programme « Mon Cartable Connecté », kit informatique permettant aux enfants hospitalisés de suivre leurs cours scolaires en direct.
Grâce à du matériel connecté (tablettes et caméras installées à l’hôpital et à l’école), les enfants peuvent interagir avec leurs professeurs et leurs camarades en direct et ainsi participer aux exercices.
 
Marc Lavoine, parrain du programme : « Je remercie les Girondins et Jean-Louis Triaud, homme de cœur et de parole. Leur soutien est très important pour moi car je suis très attaché à Bordeaux et sa communauté hospitalière dont j'ai pu mesurer à plusieurs reprises le dévouement et la disponibilité. Cette action va permettre d'agrandir la chaîne de l'espoir et du refus de la souffrance. »
 
Abdel Aissou, Président de l'association Le Collectif : « L'engagement des Girondins pour « Mon Cartable Connecté » est une étape majeure dans le développement de notre programme solidaire. Ce geste généreux, c'est le meilleur du foot : la proximité avec les enfants et la capacité à mobiliser le plus grand nombre autour de valeurs positives. »
 
« Mon Cartable Connecté » est un programme solidaire initié par l'association Le Collectif créée en 2004 par Marc Lavoine, Raymond Domenech et Abdel Aissou. Le Collectif a pour objectif de lutter contre toute forme de discrimination à partir de programmes concrets d'inclusion sociale tels qu’"Un but pour l'emploi",  "Les fresques de l'espoir" (chantier de réfection de fresques dans un quartier social de Montataire (Oise) avec douze jeunes et des street artistes), soutien au Téléthon dans le cadre du parrainage de Marc Lavoine, soutien au programme de lutte contre le gaspillage alimentaire avec des agriculteurs du Nord... Au cœur de tous ces programmes se dégage la volonté de donner leurs chances à toutes les formes de talents.
 

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Marc Lavoine présente Mon Cartable Connecté sur RFM

Marc Lavoine présente Mon Cartable Connecté sur RFM

L'équipe - Actualités - Vendredi 16 Septembre 2016


Avec son projet de «cartable connecté», Marc Lavoine souhaite permettre aux enfants atteint par le cancer de suivre leurs cours depuis leur chambre d’hôpital...

http://www.rfm.fr/news/Marc-Lavoine-presente-Mon-cartable-connecte-6921

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L'équipe de Mon Cartable Connecté au ministère

L'équipe de Mon Cartable Connecté au ministère

L'équipe - Actualités - Vendredi 16 Septembre 2016


Toute l'équipe de Mon Cartable Connecté s'est rendue au ministère le 12 septembre pour une présentation du cartable.




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Un nouveau logo

Un nouveau logo

L'équipe - Actualités - Lundi 12 Septembre 2016


Philippe Geluck apporte son soutien à Mon cartable connecté en créant le nouveau logo.

Un grand merci !

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LEUR CARTABLE : SYLVIE OHAYON

LEUR CARTABLE : SYLVIE OHAYON

Sylvie Ohayon - Paroles d'auteur... - Vendredi 09 Septembre 2016


Mon Cartable 76
 
Je n’ai pas encore six ans quand la rentrée approche. Ma mère vient de se marier, un homme m’a donné son nom un matin de juin pluvieux. Je vais changer d’école, de nom, de maison. Je vais avoir un nouveau patronyme qui me donnera, j’en suis sûre, une autre figure. Alors je pleure. Je pleure et ma mère me dit, tandis que je me prépare à aller chez Tati « t’en fais pas, pour la grande école, va. T’es une grande maintenant, tu vas avoir un cartable, un cartable de grande, quoi ».
Tati à Paris sur Bled. Une cité dans la ville qui abrite la tour Eiffel. Rituel annuel, acheter les tenues qui me tiendront chaud, me permettront de devenir quelqu’un. Quatre pulls deux jupes et deux pantalons. Et puis, lui, l’ami muet qui me suivra toute la l’année. Ma mère dit encore : « - C’est important, le cartable, ça te porte ton avenir sur le dos, choisis. Vas-y, choisis-le ». Depuis quelques semaines, la vie m’est tombée dessus sans prévenir. J’ai du subir le beau-père, l’autre nom, la chambre neuve et les voisins, alors le cartable, lui, je vais m’en faire un allié, mon premier ami de la cour, celui qui parle dans mon dos, raconte la bonne élève que je veux être pour pouvoir m’enfuir, quitter la cité où ma naissance m’a enfermée. Caverne au délice de mes rêves faits enfant, les poèmes que je cache dans les pochettes secrètes. Je veux un cartable avec des zips partout, inventer un monde dissimulé dans ce pays de merde où je suis une petite fille malheureuse.
Il y a des sacs à dos, déjà les sacs à dos. Eté 76, canicule à abattre des troupeaux, pas de clim, les gens suent. Il y a des sacs à dos et ma mère dit qu’elle a chaud, qu’il faut choisir un sac à dos, vite.  Je ne veux pas d’un sac informe, un sac handicapé moteur, qui ne tient pas debout sur sa base. Je veux un truc carré comme mon caractère, carré, déjà la gamine, comme sa coupe de cheveux, raide comme mes tifs, un cartable avec des bretelles et deux grandes poches pour les stylos, des fermetures Eclair en dessous, y planquer mes prières faites à dieu, écrites pour les faire advenir : la mort subite du beau-père, retrouver ma  maman qui n’est plus la même depuis qu’elle est tombée amoureuse, tombée sur ce con et moi si un os, celui de ses avant-bras qui m’a fendu l’arcade sourcilière la veille de leurs épousailles.
Ma mère attrape un sac à dos. Sac à dos 76, tissus épais pas prévu pour essuyer les caprices de la pluie. Je hurle. Je veux un cartable. Je hurle son nom alors, au milieu de la foule compacte de foulards, de têtes frisées portant sur leur hanche des lardons, il me répond. Le cartable me fait de l’œil, un rayon de lumière crue cogne sur la petite fermeture métallique, m’appelle sans parler. Je cours vers lui, petit corps en skaï magnifique, ma caverne d’AliBaba luisante, bordeaux comme un bon vin, deux grosses jugulaires pour attraper non plus mon cou étranglé par l’autre les soirs où il l’a mauvaise mais redresser mes épaules, me faire le dos droit, fier. Ma mère envisage doucement l’étiquette du prix, acquiesce par un mouvement de menton, me donne l’approbation.
Je sers mon nouvel ami contre mon cœur et demande à choisir le reste de mes affaires. Maman, renonce : « - Y’a pas écrit « Pigeon » sur mon front eh oh ! », alors je fais ce qu’on fait souvent lors de cette époque bénie où les antivols n’existent pas et qu’on est une petite fille des quartiers pauvres de la banlieue. J’ouvre mon nouvel ami, y fourre les plus beaux stylos, deux trousses, un sweater pailleté, j’arrache la laisse qui pend à sa poignée, une ficelle blanche au bout de laquelle est attachée l’étiquette de son prix. Mon ami est unique puisqu’il est a moi et que je l’ai adopté, il n’a pas de prix, il ne vaut que par l’amour que je lui porte désormais. Ma mère n’a rien dit. Ma mère n’a pas de morale, pas celle de l’époque en tous cas. Elle ne sait pas ce qu’il en est de l’autorité parentale. Elle rit, me traite de petite racaille du 93.
Ce jour là, j’ai volé mon cartable comme on arrache un chien abandonné à son minable refuge, je lui ai donné prénom, j’ai racheté ma dignité en inventant la sienne. J’ai passé une année à dormir près de lui, à ranger ses deux soufflets, les essuyer à la gomme quand un stylo se laissait aller à tracer sur ses flancs ; J’ai astiqué le skaï brillant, m’en suis fait un phare dans la nuit de mes jours. Ma mère s’est moquée de moi, mon beau-père m’a traitée de psychopathe solitaire amoureuse d’un objet. Je m’en foutais, j’étais heureuse. Le soir, j’avais enfin quelqu’un avec qui partager mes discussions, lui raconter l’émoi ce jour de mai où Farid m’a souri, ma sacoche, mon ballon rouge. Je n’ai pas eu de frère, pas de sœur, mais j’ai eu un copain qui dormait dans ma chambre, trois années d’une amitié sans faille jusqu’à ce qu’un grand de CM2 lui arrache ses bretelles, le défonce en le faisant valdinguer au bout de sa savate sur un terrain de foot. Je n’ai pas pleuré, j’ai laissé faire. J’ai marché tout droit jusque chez moi. C’était la fin de l’année de CM1, j’aurais un autre cartable. Le souvenir des objets qu’on a aimés est plus important que la chose en soi-même.
 

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