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LEUR cartable : Julien Blanc-Gras

LEUR cartable : Julien Blanc-Gras

Julien Blanc-Gras - Paroles d'auteur... - Dimanche 10 Juillet 2016


Mes cartables

Au collège, il ne fallait pas porter son cartable sur les deux épaules. Surtout pas. C’était la honte. Ca rappelait trop les petits écoliers alors que nous étions à l’âge où l’on veut se débarrasser de l’enfance pour se hisser au rang d’adolescent. Bien sûr, ça nous tordait le dos – les cartables ont toujours été trop lourds. Mais peu importait. La conformité sociale passait avant la santé, on est déjà bien cons à 12 ans.

Au lycée, la mode a changé. Il ne fallait pas porter son cartable sur une seule épaule. Surtout pas. C’était la honte. Je ne m’explique pas complètement ce revirement de tendance - peut-être qu’on en avait marre de se ruiner le dos.

A la fac, j’ai résolu le dilemme facilement : j’arrivais en amphi les mains dans les poches.  

Plus tard, j’ai acheté un grand sac à dos qui m’a accompagné fidèlement pendant que je faisais mes tours du monde. Grace à ce cartable, bien calé sur mes deux épaules, je suis devenu ce qu’on appelle un écrivain-voyageur. Et quand on voyage, on n’a jamais mal au dos.  

Julien Blanc-Gras - Écrivain
Auteur de : Touriste ( Le livre de poche)

 

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LEUR cartable par Remy Fière

LEUR cartable par Remy Fière

Rémy Fière - Paroles d'auteur... - Samedi 09 Juillet 2016


Parce que je n'aimais pas l'école, je n'aimais pas les cartables. Notamment ceux que l'on portait sur son dos, avec, appuyé sur des vertèbres encore souples, le poids familial d'une réussite scolaire à perpétuer. Si j'avais pu les jeter au feu avant la fin du dernier trimestre, puis partir en courant loin des bureaux de bois souillés et des professeurs en aube et à cheveux gris... Mais bon, je manquais sans doute d'audace.

Il n'y en a qu'un que je respecte encore. Une sacoche de cuir que je tenais de mon militaire de grand-père. Dedans? J'en mettais le moins possible, alors même que j'en terminais sans forfanterie avec mon cheminement scolaire. Un cahier qui me servait à tout et à rien, un vague stylo qui fuitait, pas de livres, une ou deux revues peut-être, pour faire sourire les copains. L'ensemble était si léger qu'il aurait pu faire la nique à un successeur numérique que pourtant personne n'osait entrevoir. Pensez-donc, nous n'étions qu'au milieu des années 70... 

Rémy Fière - Écrivain
Auteur de : Le vent se lève (Omnibus)

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Mon cartable connecté au Ministère de l'Éducation Nationale

Mon cartable connecté au Ministère de l'Éducation Nationale

L'équipe - Actualités - Mercredi 06 Juillet 2016


Abdel Aïssou et Marc Lavoine au Ministère de l'Éducation nationale avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale pour présenter #moncartableconnecté

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LEUR cartable : Bernard Chambaz

LEUR cartable : Bernard Chambaz

Bernard Chambaz - Paroles d'auteur... - Mardi 05 Juillet 2016


MON CARTABLE
 
J'ai beau chercher, je ne me revois pas avec un cartable à la communale. Ce n'était pas l'école buissonnière, mais nos cahiers nous attendaient, tous les ma­tins de classe, sagement rangés sous nos tables. Ainsi nous avions les mains libres, les mains volon­tiers dans les poches, pour avoir l'air crâne et pour m'assurer qu'aucun des cinq osse­lets n'était tombé par le trou que ma mère devait racommoder sous peu. Il me semble qu'on n'avait pas encore inventé les car­tabes à bretelles -- ceux que nous achèterons à nos enfants les tout derniers jours d'août, dans un ma­gasin UPIM, au retour de nos va­cances en Italie.

Mon premier cartable, je l'aurai forcément eu pour mon entrée en 6eme. C'était donc un cartable de collégien que je n'ai pas non plus souvenir d'avoir choisi, je ne suis même pas certain qu'on pût choisir un cartable, pour sa couleur ou son motif, à cette époque assez lointaine. J'imagine qu'il était en cuir, ou simili-cuir, et il n'avait pas de reflets ru­tilants, sinon je m'en souviendrais. J'y fourrais donc mes ca­hiers et mes livres en fonction des cours de la journée, lundi français histoire éduca­tion physique, bonne journée, mardi, mathématiques allemand sciences nats musique, rude journée en perspective, etc., en essayant avec un succès relatif de ne pas me tromper de jour et de ne rien oublier. La trousse, bien sûr, était du voyage. Fallait-il encore vérifier qu'elle était au complet -- compas, rapporteur, le mardi, qu'il fallait alors emprunter à un copain, sans se faire repérer. Le plus important était le carnet de correspon­dance, où les professeurs reportaient nos notes et des observations qui pou­vaient s'avé­rer malveillantes, sans raison. Par un ef­fet de ma volonté, il m'est arrivé, parfois, de l'égarer. Ce que je n'oubliais jamais, en re­vanche, c'était la balle de plas­tique jaune avec laquelle nous jouions au football dans la cour à la récréation et, mieux encore, au square voisin dès que l'occasion s'en pré­sentait. Mon cartable trou­vait alors sa des­tination idéale : poteau de but. Dans ce rôle, il se montrait à son avantage ; poteau rentrant quand on attaquait, poteau sor­tant quand on défendait. A la fin de nos parties qui n'en finissaient pas, il suffisait de passer la main dans laquelle on avait craché pour enlever la poussière.

  Le plus drôle, si j'y repense, c'est que mon père avait à peu près le même cartable que moi. Je devais préparer le mien le soir. Lui il avait le droit d'attendre le lendemain matin, c'était sans doute un privilège de père. Alors il y glissait les cours qu'il allait dispenser à ses élèves puis le journal L'Huma­nité avant de le lire dans le métro où il l'abandonnerait sur son siège pour qu'elle ap­portât ses lu­mières au peuple. Le plus drôle donc c'est que mon père n'appelait pas son cartable par ce nom de cartable mais « serviette » qui me paraissait à la fois très chic et un peu ridicule parce que les ser­viettes, franchement, c'était pour s'essuyer la bouche et les mains aux repas.     

Bernard Chambaz  - Écrivain
Auteur de : Vladimir Vladimirovitch (Flammarion)
 

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LEUR cartable : Baptiste Fillon

LEUR cartable : Baptiste Fillon

Baptiste Fillon - Paroles d'auteur... - Dimanche 03 Juillet 2016


"Mon cartable était un parpaing, où je casais tous les livres de la journée. C'étaient les grands débuts du collège, et le savoir pesait un peu trop... Plus j'ai grandi, et plus il s'est allégé. Moche, carré, il s'est effilé, devenu plus maniable, moins sujet de honte, presque. J'ai pu y mettre ce que j'aimais, des livres, les miens, ceux que j'aimais vraiment. Quand je l'ouvrais, il exhalait cette odeur chaude de la mine de crayon et de la poussière, restes de goûter, qui imprégnait le tissu, le fonçait. Il y avait aussi le parfum du papier, de tous les grains et les textures, grossier comme de la peau de lézard, épaisse et douce comme du métal taillé en feuille. 

Aujourd'hui, après chaque balade, chaque voyage, j'ai l'impression d'ouvrir mon cartable à chaque fois que j'ouvre un sac. Il s'en dégage la même chaleur un peu moite, de plastique enduit et chaud, où macèrent l'encre, les crayons et les stylos. Celle du travail et de tous les possibles, la vague réminiscence des premiers instants écoliers, où j'ai compris que l'on pouvait créer des mondes entiers avec du papier et un stylo."  


Baptiste Fillon - Écrivain
Auteur de : Après l'équateur (Gallimard)
 

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Marc Lavoine présente Mon cartable connecté sur RTL

Marc Lavoine présente Mon cartable connecté sur RTL

L'équipe - Radio - Mardi 21 Juin 2016


Grâce à cet innovation, les enfants hospitalisés peuvent suivre les cours depuis leur lit d'hôpital.

Un cartable pour briser la solitude des enfants hospitalisés et leur permettre de poursuivre leur scolarité. L'idée de Marc Lavoine a été développée en partenariat avec L'Étoile de Martin, présidée par Servanne Jourdy. ..

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/marc-lavoine-presente-mon-cartable-connecte-pour-les-enfants-hospitalises-7783678600

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